|
Chapitre
V |
||
|
C’est Janine – Boss – qui me réveilla en me poussant du pied. « Wake up ! Get up ! – Quelle heure est-il ?» fis-je, encore toute ensommeillée. « It’s five o’clock in the morning. It’s pretty early for a spoiled little girl like you, but this is when my days begin. So this is when your day begins today. » Elle glissa son pied botté entre mes jambes. « So, have you been a good little girl? » Elle retira son pied, satisfaite. « Gee, I believe that you’ve been ! Good for you ! » Le contact de son pied avait réveillé de nouveaux désirs. « Well, when I’ll decide that you can come, you’ll be more than ripe. » Je faillis éclater en sanglots de frustration. Elle me fit me lever, mais ne me permit pas de m’habiller. Pour le moment, dit-elle, elle voulait profiter de la vue de mon corps tout à son aise. Elle ne m’enleva pas le collier mais détacha la chaîne pour s’en faire une sorte de laisse. Puis elle me fit passer devant elle et me fit avancer. Dehors, la cour était déserte, mais je craignais à tout instant que quelqu’un nous aperçoive. De quoi aurais-je l’air, nue, traînée en laisse par la palefrenière du ranch? Nous pénétrâmes dans l’écurie principale. « Saddle this horse » dit-elle d’un ton autoritaire en désignant du menton une des stalles. Comme je n’avais pas l’air de comprendre − j’avais compris, mais j’étais juste trop endormie et trop sonnée pour réagir −, elle alla chercher une selle et des harnais et me les lança. Me ressaisissant, j’entrepris de seller le cheval. Lorsque j’eus terminé, elle vérifia les courroies et émit un sifflement. « Not bad for a rookie.» Voyant que je ne comprenais pas, elle précisa : « Pas mal pour une novice. » Je me sentis rougir de satisfaction, comme si son avis avait été la chose la plus précieuse du monde. « Get onto the horse ! » m’intima-t-elle du même ton autoritaire. J’hésitai. J’étais flambant nue et l’idée de monter à cheval dans ces conditions me paraissait pour le moins indécente. « You get on the horse or you suffer the consequences. » Je passai mon pied dans l’étrier. Elle m’aida à monter en poussant sur mes fesses, non sans prolonger le contact de sa main avec ma peau. Mon excitation renaquit, mais Janine sembla y rester froide. Elle fixa ma laisse au harnais du cheval. La selle, d’abord froide entre mes jambes, se réchauffa au contact de ma peau. Janine monta derrière moi et son pelvis se pressa sur mes fesses. Nous sortîmes de l’écurie dans l’aube brumeuse. Je frissonnai, mais Janine enserra mon corps avec le sien et je sentis une nouvelle chaleur me parcourir. Elle avait passé ses pieds dans les étriers, alors j’étais forcée de laisser pendre mes jambes le long du cheval, sans support. Elle se cala confortablement sur la selle, coinçant mon sexe contre le pommeau et mes mains qui s’y agrippaient. Elle saisit la bride d’une main et passa son autre bras autour de ma taille. Elle pressa les flancs de l’animal et celui-ci se mit à trotter. C’était une situation étrange. J’étais assise directement sur la selle, et mes jambes ballantes ne pouvaient amortir les soubresauts du cheval. Chaque secousse imprimait à mon corps un mouvement de va-et-vient, générant dans mon sexe de délicieuses sensations. Le pommeau de la selle martelait mon pubis à une cadence régulière, faisant croître mon désir. Mes seins bondissaient en cadence, de manière à fois douloureuse et excitante. Je sentais le souffle de Janine dans mon cou, sa vulve chaude se pressant sur mes fesses à travers con pantalon de cuir. Un geste de Janine, et le cheval passa à un galop léger. Mon bas-ventre, ballotté de tout bord tout côté était vrillé par des vagues de plaisir. Mes seins tressautaient à chaque enjambée de l’animal. Tenant la bride d’une main, Janine entoura un de me seins de sa main et joua avec mon mamelon. Puis elle fit de même avec l’autre. C’était à la fois délicieux et intenable. Je n’en pouvais plus, il fallait qu’il se passe quelque chose dans mon sexe, il fallait que quelqu’un s’en occupe, sinon je ne répondais plus de moi. Je me serais bien caressée, là, sur-le-champ, mais je savais que j’encourrais ainsi les foudres de Janine. De plus, j’avais trop peur de tomber si je lâchais ma prise sur le pommeau. Soudain, le cheval s’immobilisa et la main de Janine me quitta, coupant court aux sensations. J’allais dire quelque chose, mais la patronne passa les guides entre mes dents. Elle m’attira vers elle, jusqu’à ce que nous soyons pratiquement couchées sur le cheval. Elle passa sa main sur ma gorge, sur mes seins durcis, sur mon ventre, puis fit glisser sa main jusqu’à mon sexe. « I see that you’re the kind of person that stick to their first idea », fit-elle en retirant sa main trempée. « I like it ! – Mais… » risquai-je. « Mais quoi? » fit-elle en français en pinçant la peau de mes petites lèvres. « Mais rien, boss, rien du tout » rétorquai-je précipitamment. Cependant, à cause de la bride entre mes dents, je ne sais pas si elle me comprit. Puis, nous nous redressâmes et elle pressa les flancs du cheval. Celui-ci reprit au trot la direction de l’écurie, me laissant inassouvie, au bord des larmes et de la folie. Lorsque nous fûmes de retour à l’écurie, elle me fit descendre et desseller le cheval. J’avais du mal à marcher, la vulve irritée par le contact de la selle. « Put the saddle down and sit on it. » Je la regardai, incertaine. Elle fronça les sourcils. Je lui obéis avec un empressement qui m’étonna moi-même. « Now, put your hands behind your back. » Je m’exécutai avec trop de diligence pour être fière de moi. Elle prit une lanière de cuir. Elle mit un genou par terre et m’attacha solidement les poignets dans le dos. « I’m gonna take care of the horse and, in the meantime, you’ll make love to that saddle. You’re gonna put the pommel between your legs, as far as you can, and you’re gonna move that pretty bottom of yours. You’re gonna caress yourself on the leather and the metal, and you’re gonna come. But be very careful not to climax before I’m done with the horse. Otherwise, I’ll have to chastise you. Te punir », ajouta-t-elle en me serrant plus fort les poignets pour bien se faire comprendre. C’était une demande insensée, bien sûr. Pourtant, je lui obéis, grisée par l’aspect sordide de ce qu’elle m’ordonnait de faire, de tout ce qu’elle m’avait fait faire jusque-là. Pendant qu’elle s’affairait auprès du cheval, je m’exécutai. Je fis pénétrer le pommeau entre mes lèvres. Le métal se réchauffa au contact de mon sexe brûlant. Puis, d’un mouvement du bassin, je fis des mouvements de va-et-vient de plus en plus rapides, ralentissant toutefois la cadence périodiquement afin de ne pas jouir trop vite. J’étais au bord de l’orgasme et de la douleur du plaisir retenu, et j’avais l’impression que Janine n’en finissait plus de frotter son cheval. Mais, soudain, elle s’immobilisa, me regarda dans les yeux et hocha solennellement la tête. Alors le plaisir fusa en moi comme une trombe puissante et se répandit dans chacun de mes membres. La dernière image qui me traversa l’esprit fut celle de la directrice. Je l’imaginai m’entraînant par ses caresses vers un tel paroxysme. Je m’écroulai sur la selle, épuisée. « Je suis contente de voir que vous vous entendez bien. »
|
||
| Chapitre suivant |
Toute reproduction interdite sans le
consentement de l'auteure.
zibeline ©2003-2006