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Chapitre IV |
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Janine s’avança lentement vers moi, comme si elle savourait sa victoire. Lorsqu’elle fut tout près de moi, elle me souffla à la figure : « I knew you were a dirty little whore. You almost had me when you played the sweet, innocent girl, but I was right not to trust you. – Ce… ce n’est pas ce que tu penses. La directrice… Je… C’est spécial… – Ah, yes, la directrice, as you say. I’m glad you’ve raised the subject. I believe she would be quite interested to hear what I have to tell her ! – Non ! Je te défends… Je veux dire… s’il te plaît, ne fais pas ça. Je sais ce que j’ai fait est interdit, mais je ne veux pas perdre cet emploi. – Well, if you really do need a job, perhaps you should consider working in the red light ! » Elle tourna les talons. J’agrippai son bras. D’une voix suppliante, je dis : « Oh, tu as raison, je suis une petite salope! Mais s’il te plaît, ne dis rien. Je ferai tout ce que tu voudras. Mais je t’en prie, ne raconte pas ce que tu as vu. » Elle allait poursuivre sa course, mais interrompit son geste. « Everything I want, you swear? – Oui, tout ce que tu voudras. Et, en échange, tu ne diras rien. – If I don’t say anything, you promise you will do everything I wish? – Oui, je te le jure ! » Elle se retourna brusquement et, d’une voix dure, elle cracha : « So, bug off. I have to give it a thought. Go back to work and stop nagging me. » Je baissai les yeux, contrite, et retournai à mes occupations. La journée me sembla interminable. À tout instant, je craignais d’être appelée au bureau de la directrice et de me faire congédier. Alors, je me retrouverais devant rien. Je n’avais pas parcouru tout le contrat avant de le signer, mais j’avais eu le temps de voir que je ne recevrais aucun salaire si on me renvoyait avant la fin de la période de probation. Et celle-ci ne prenait fin que le lendemain. Lorsque vint le moment de me retirer dans mes quartiers, Janine ne m’avait toujours pas informée du parti qu’elle entendait prendre. J’allai timidement vers elle qui était occupée à soigner un cheval. « Janine, fis-je timidement, dis, tu ne vas pas parler de tout ça à la directrice, hein? » Elle se retourna trop vivement pour que cela m’inspire confiance. « You say that you are prepared to do whatever I want and you cannot even obey a simple order? I told you bug off. So stay away from me until I call you. » Elle m’avait parlé d’un ton si dur et avait l’air si furieuse que les larmes me montèrent aux yeux. « Come here », ordonna-t-elle. Elle se leva et, visiblement certaine que je la suivrais, elle s’éloigna. Je lui emboîtai le pas, aussi vite que mes bottes à talons hauts me le permettaient, m’efforçant de cacher mes fesses nues sous ma courte jupe. Elle m’entraîna vers le fond de l’écurie et ouvrit une porte. Nous nous retrouvâmes à l’air libre. Puis nous pénétrâmes dans une écurie plus petite. « Here we keep the breeding stallions when we borrow them to mate with our mares, expliqua-t-elle. This stable is sound-proof, so the cry of breeding horses don’t annoy our other mares. » Elle désigna une stalle. « This is the place where we put the females with their foal, until weaned. I’m confident you’ll be more than comfortable in there. » Je sursautai. Je n’étais pas sûre d’avoir bien compris. « J’y serai bien? – That’s what I just said : tu seras bien. When you offered to do everything I please, you didn’t think I would simply ask you to broom the stable, did you? You are a little pervert, sweetheart, so I got projects to suit your needs. Unless you prefer to leave both the stable and the ranch? – Non non », fis-je d’une voix mal assurée. « Un contrat est un contrat. » Sans mot dire, elle me poussa dans la plus petite des stalles. « Get undressed », dit-elle posément. J’eus une hésitation. « Get undressed, since you already started. » Elle brandit ma culotte déchirée. Honteuse et tremblante, je retirai mon gilet et mon soutien-gorge, puis ma jupe. « Now, you will do me exactly what you were doing to that woman when I caught you. Do it right now and do it right! Otherwise, I might decide you’re not worth the trouble. That you don’t deserve to be my pet. » Je sursautai. « Your pet? Ton animal de compagnie? – My pet. Or my slave, as you wish. The one that licks my boots or my pussy, depending on what I command. Now, lie down on you back, so I can sit on your face. » Trop abasourdie pour protester, je m’étendis sur la terre battue. Janine tourna autour de moi un moment, me poussant du pied jusqu’à ce que ma pose lui convienne. « Raise your hands over your head and open your legs. You can do better than that. » Elle glissa ses pieds bottés entre mes jambes et elle m’écarta les cuisses jusqu’à ce que j’aie l’impression de faire le grand écart. Au passage, la pointe de sa botte effleura mon sexe, qui y laissa une empreinte humide. « You dirty little slut ! ! » Sa voix était dure mais je crus y déceler une pointe d’amusement. Elle passa ses pieds par-dessus mes jambes, puis remonta lentement de chaque côté de mon corps, comme si elle en dessinait le contour avec ses pieds. Elle enjamba mes épaules et posa ses bottes de chaque côté de moi. Sa silhouette massive me surplombait. « Oh, I forgot something, fit-elle en collant ses bottes le long de mon corps. From now on, you call me Boss. » Boss? Elle voulait que je la considère comme mon patron? Mais je jugeai plus prudent de garder le silence. Elle poursuivit: « As for me… well, I call you whatever and whenever I want. Do I make myself clear? – Oui. – I didn’t hear an answer. – Yes, Boss. » Elle fit coulisser sa salopette de cuir. Dessous, elle portait une culotte d’homme, qu’elle fit aussi glisser jusqu’à ses pieds. Sa vulve était ruisselante et gorgée de plaisir inassouvi. Elle s’accroupit, puis s’assit sur ma figure. « I’m waiting », dit-elle d’un ton exaspéré. Je peinai très fort pour la satisfaire. Ma langue chatouillait son clitoris, pénétrait dans son vagin. Parfois, Janine s’avançait un peu plus, jusqu’à ce que j’effleure son anus. J’avais le visage inondé de son liquide brûlant, le nez plein de son odeur musquée. « Lick me, slut ! » aboyait-elle tandis que son bassin allait et venait sur ma face. À la fin, la langue m’élançait à force d’avoir servi et j’étais à bout de souffle. Mais mes efforts portèrent finalement fruit. Soudain, tout son corps vibra sur moi, elle eut quelques soubresauts, et s’écroula en comprimant mon crâne. Je restai étendue, haletante, en proie à un désir nouveau, insoupçonné, généré par la douleur, mais surtout l’humiliation que Janine m’avait infligée. Machinalement, je fis un geste pour porter les mains à mon pubis et me caresser, mais mes bras étaient au-dessus de ma tête, et le corps de Janine s'enroulait autour de mon cou. Elle comprit mes intentions. Prestement, elle m’agrippa par les poignets. « Rule number one », fit-elle, « always call me Boss. Rule number two … » Elle maintint mes mains dans les airs en me tenant par les poignets. « Rule number two : never touch yourself unless you’re ordered to do so. » Elle se releva et remonta sa culotte et sa salopette. Constatant que l’histoire de l’après-midi était en train de se répéter, je la suppliai : « S’il te plaît, Janine… euh… patronne ! – Oh, it’s not like I didn’t want to. » De son pied, elle caressa la pointe de mes seins qui se hérissèrent de désir. « You’re an appealing piece of meat. » Elle faisait toujours aller son pied sur ma poitrine. « But I feel you need to gain some control over your body. – Mais... » La semelle de sa botte décrivait des cercles sur mes mamelons, ce qui me fit me tendre d’excitation. Soudain, de sa botte, elle pressa mon sein plus fort et je poussai un petit cri de douleur. « Unless you want to put an end to our agreement? – Nnnon, mais… » J’en avais assez de l’apercevoir en contre-plongée, moi étendue sur la terre, elle me surplombant. Je fis mine de me dégager. « Where do you think you’re going? I’m leaving, you stay. Until I say you can leave. Put this around your neck. » Elle me lança une large lanière de cuir qui s’adapta à merveille à la circonférence de mon cou. Le collier comportait un fermoir de métal. Elle sortit une clé de sa salopette et joua avec l’agrafe. « In case you feel like taking it off. » Rivée au mur de l’écurie, il y avait une lourde chaîne, qu’elle fixa au collier. Elle me lança une couverture qui sentait le cheval. « See, what did I tell you? You’ll be pretty comfortable here. And if you become hungry, there’s plenty of hay! » Elle éclata de rire. « Did you believe that? Poor child. Don’t worry, I’m gonna feed you ! » Elle sortit une pomme de sa poche. « Eat. » Je vins pour m’en saisir, mais elle me tapa sur les doigts. « Don’t touch ! » Et, tenant la pomme, elle me fit manger dans sa main. Elle fit de même avec quelques noix et quelques fruits secs. J’étais mortifiée d’être ainsi traitée en enfant – ou en petit animal ! –, mais je n’osais pas protester. Et puis elle me dominait avec une assurance qui faisait naître de drôles de sensations dans mon corps. Enfin, elle se leva. « Have a good night, sweetie. » Elle garda le silence, comme si elle attendait quelque chose de moi. Je compris enfin. « Goodnight, Boss » fis-je de ma voix la plus ingénue. Elle sortit de l’écurie et ferma toutes les lumières. Les portes claquèrent, me laissant plongée dans le noir total. Mon premier réflexe fut d’assouvir le désir qui m’étreignait. Je portai les mains à mon sexe, mais ma main s’arrêta en plein vol. Inexplicablement, j’hésitais à désobéir aux ordres qui m’avaient été donnés, comme si j’avais eu peur que quelqu’un m’aperçoive dans le noir. J’avais peur de la punition qui pourrait s’ensuivre, mais aussi, curieusement, de décevoir Janine. Je voulais qu’elle arrête d’être fâchée contre moi. Je désirais son approbation. Je me retournai sur le côté, furieuse, impuissante, persuadée que je ne dormirais pas de la nuit. Le sommeil me surprit pourtant très vite. Je dormis en fait à poings fermés, emmitouflée dans la couverture de laine malodorante.
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