|
Appartenir |
||||
|
|
Lorsque je redescends, je suis toute propre, douchée de partout. Je me suis rasée de près les jambes et les aisselles, et mon pubis aussi est lisse comme un œuf. Je me suis ointe d’une crème odorante, en prenant soin d’en déposer quelques gouttes entre mes cuisses. Mes cheveux, encore humides, sont retenus par un bandeau. Sous ma robe de cotonnade légère, je suis nue. J’ai gardé mes multiples boucles d’oreille mais, au cou, je ne porte qu’un collier, une grosse bande de cuir noir et rouge, munie d’une boucle de métal, un collier de chien qui jure avec ma tenue légère. Mes pieds nus font craquer les marches de l’escalier. Venant du salon, j’entends la voix de ma Maîtresse qui me dit : « Prends aussi ta laisse. » Je décroche celle-ci de son crochet dans la penderie de l’entrée et je m’avance dans le salon d’un pas incertain. Ma Maîtresse est assise dans son fauteuil préféré, les jambes croisées. Près d’elle est posé un verre à peine entamé. Elle me regarde entrer d’un air tranquille et impénétrable. Cependant, elle sourit de manière fugitive lorsque, la tête baissée, je lui tends ma laisse. Après, je ne la vois plus parce que je me suis agenouillée et me suis prosternée devant elle, le front posé sur le parquet du salon, les jambes légèrement écartées, la robe relevée pour donner un plein accès à mon sexe et à mes fesses. Je l’entends qui se lève et je la sens qui boucle la laisse à mon collier. Me voilà portant collier et tenue en laisse, comme une bonne petite chienne docile. Cette pensée, comme toujours, m’excite. Ma Maîtresse doit l’avoir deviné, car je l’entends retirer une de ses mules et la sens qui glisse son pied droit entre mes cuisses. Cet attouchement réveille mon désir et j’esquisse un geste pour aller à la rencontre du pied, pour prolonger le contact entre celui-ci et ma chair tendre et sensible, mais elle se retire immédiatement et me donne une claque sur une fesse, plus sonore que douloureuse, mais qui constitue une mise en garde : bien sûr, je n’ai pas le droit de me donner du plaisir ainsi, il me faut attendre qu’elle m’en donne – lorsqu’elle consent à m’en donner plutôt que de simplement prendre le sien. Je m’immobilise. Toujours tenant ma laisse bien tendue, elle se place devant moi et je l’entends qui retire son autre chaussure. Je sens une secousse sur mon collier et je relève la tête. Ma Maîtresse me regarde calmement. Je plonge mon regard dans le sien avec toute la vénération du monde, et ce sentiment, lui aussi, nourrit mon excitation. D’une voix posée, elle me dit : « Embrasse et lèche mes pieds, lape le jus que tu y as laissé et nettoie-les bien comme il faut. » Je la remercie, la gorge nouée, et je pose mes lèvres sur ses pieds. Je les embrasse d’abord respectueusement, puis, prenant bien soin d’y appliquer toute la surface de ma langue, je les lèche avec déférence, sentant tout au fond de moi que c’est à cela que ma bouche est destinée. Tout le temps où je lui rends hommage, je suis parcourue de gros frissons, et je sens que mon sexe se gorge de désir. Elle tire sur ma laisse pour me faire comprendre que je dois arrêter, et je m’exécute sur-le-champ et la regarde de nouveau. Elle se retourne et enjambe ma laisse, de sorte que celle-ci se retrouve entre ses jambes. Elle retrousse sa jupe et tire sur mon collier, et je me retrouve agenouillée, le visage contre ses fesses. Elle se penche et pose les mains sur les appuis-bras du fauteuil, puis elle ouvre légèrement les jambes. « Écarte mes fesses et lèche-moi que je voie comment ma petite chienne sait s’y prendr. » Délicatement, du bout des doigts, comme s’il s’agissait d’un objet précieux, j’écarte la lanière de son cache-sexe et entrouvre ses fesses, puis j’y glisse ma langue. Comme si c’était l’endroit le plus désirable du monde, je lèche son anus avec délectation, traçant son contour avec la pointe de ma langue. Je voudrais que cet instant dure toujours. Elle s’écarte pourtant et enjambe de nouveau la laisse de manière à me faire face. Je la regarde avec gratitude, puis je me prosterne de nouveau en la remerciant, attendant la suite – car il y a toujours une suite. Elle va de nouveau derrière moi, mais cette fois c’est sa main qui me sonde, qui palpe mes fesses dans une attitude de propriétaire, qui se glisse entre mes lèvres et les pince, qui s’insère dans mon vagin et l’explore, qui envahit mon anus. J’essaie de me contenir, mais c’est plus fort que moi, je pousse un soupir et je gémis. « Tu es toute trempée, tu aimes lécher mes pieds, hein, petite salope? Tu aimes ça lorsque je te permets de glisser ta langue entre mes fesses, n’est-ce pas? » J’acquiesce, folle d’excitation et de désir inassouvi. Ses doigts s’attardent entre mes fesses et, soudain, je sens son pouce à l’orée de mon anus. Elle se penche vers moi et me glisse à l’oreille : « Tu aimerais que je remplisse ton trou? Dis-moi que tu aimerais cela. » Et, encore une fois, je réponds que oui, et c’est la pure vérité, j’aime lorsqu’elle s’occupe de mon anus, qu’elle s’y glisse en conquérante. J’entends un bruit de tube que l’on presse, puis je sens une pression sur mon anus. Lentement, celui-ci s’entrouvre, à mesure que ma Maîtresse enfonce le dilatateur en moi. Je hoquette et gémis, parcourue de frissons. Je ne vois pas l’objet en question, mais je devine qu’il doit être assez gros, car à la fin, avant que le dilatateur se mette en place et que mon muscle se referme sur sa base plus étroite, je sens mon anus tendu à la limite de ses capacités et je retiens mon souffle, plus excitée que jamais. Je pousse un dernier soupir lorsque le dilatateur interrompt sa course. « Redresse-toi et reste à genoux, les bras le long du corps. » Je m’exécute. Sans lâcher ma laisse, ma Maîtresse entreprend de déboutonner ma robe lentement, à partir du haut. Puis, toujours avec des gestes aussi posés, elle fait coulisser le coton le long de mes bras et de mon dos, générant une chair de poule sur toute la surface de mon corps. Ma robe va choir délicatement sur le sol derrière moi. Ma Maîtresse continue de me toucher, palpant mes seins, passant ses doigts sur mes lèvres, tâtant mon ventre, comme si j’étais un simple objet, mais sans me quitter un seul instant du regard. Mon réflexe serait de pencher la tête vers l’arrière et de m’abandonner à ces sensations, mais je sais qu’il me faut rester bien droite et, surtout, contenir mon désir. « Assieds-toi, maintenant, et écarte les jambes pour me montrer les atouts dont tu disposes. » Je change de position afin de lui obéir, mais je pousse un soupir lorsque mes fesses se posent sur le sol, car le dilatateur vient de s’enfoncer plus profondément encore en moi. Ma Maîtresse l’a remarqué, car elle sourit légèrement. « Est que tu aimes sentir le dilatateur s’enfoncer dans ton joli petit cul de soumise? Est-ce que tu aimes sentir ton trou se dilater pour mon pur divertissement? » Je hoche la tête, le souffle coupé, incapable de répondre autre chose qu’un faible « Oui, Maîtresse. » Elle va derrière le fauteuil et y prend une série de liens faits de métal et de cuir. Puis elle revient vers moi et boucle des anneaux de cuir autour de mes chevilles, qu’elle attache aux pattes du fauteuil, de manière à ce que mes jambes restent écartées. Puis elle prend deux autres bracelets de cuir et me dit de mettre mes mains derrière mon dos, et elle m’attache les bras dans cette position. Enfin, elle prend un bâillon constitué d’une boule et de deux lanières de cuir, et elle en glisse la boule entre mes lèvres pour ensuite serrer les lanières derrière ma tête. Puis, calmement, elle se rassoit dans son fauteuil et me contemple. Je la regarde aussi, le corps et l’esprit en feu. Elle prend son verre de liqueur qui était resté posé sur la table près du fauteuil et y trempe les lèvres. Tout en buvant, comme si ce geste lui était naturel, elle glisse son pied entre mes lèvres et caresse légèrement mon sexe, tenant fermement ma laisse de sa main libre. C’est une torture. Ses orteils réveillent mon désir, mais le toucher est si ténu, si… incomplet. Je soupire, à la fois de plaisir et de frustration. J’essaie de contracter les muscles de mon bassin, mais cela ne fait que frustrer davantage mon plaisir. Cela ne l’empêche pas de continuer son manège, de poursuivre ses caresses jusqu’à ce que son verre soit vide. Elle se lève soudain et enlève sa culotte. Elle relève ensuite sa jupe et, approchant son sexe de mon visage, elle y glisse la boule qui se trouve entre mes lèvres. Je gémis en sentant son sexe si près de moi, en humant son odeur, en percevant la chaleur qui s’en dégage. Lentement, elle se met à onduler des hanches afin de se caresser sur la boule. Je vois que son sexe est humide, prêt à jouir, et cela nourrit ma frustration. Elle prend ma tête entre ses mains afin de bien diriger les mouvements de la boule. Comme j’aimerais pouvoir lécher son sexe à cet instant précis, comme j’aimerais lui donner du plaisir avec ma langue, avec mes lèvres. Mais je suis réduite à l’état d’instrument, un instrument qu’elle manipule pour en tirer ce qu’il y a à en tirer. Cependant, elle ne va pas jusqu’au bout de son geste et s’interrompt avant de jouir. Elle défait la boucle qui retenait mes pieds au fauteuil, mais me laisse les bracelets de cuir aux chevilles. Elle détache aussi mes mains liées dans mon dos, mais c’est pour mieux les rattacher, devant moi cette fois. Puis elle me dit de me pencher, et elle fixe mes poignets réunis à une des pattes du fauteuil. Je suis de nouveau à quatre pattes, le cul exposé. Elle glisse sa main le long de ma fente et joue avec le plug. Je halète un soupir. Puis, soudain, elle assène une grosse claque sur mes fesses. Je sursaute, mais le bâillon étouffe mon cri. Elle passe doucement sa main sur mes fesses, me soutirant de nouveaux tremblements, et me donne une nouvelle claque. Ensuite, elle pousse de nouveau sur le dilatateur, générant des frissons dans mon ventre. Elle poursuit son manège, alternant coups et caresses, mais à mesure qu’elle progresse, les claques se font plus fortes et plus nombreuses. Au début, je tressaillais à chaque nouvel impact, mais bientôt je me perds dans un long gémissement, de douleur d’abord, mais qui se teinte bientôt de plaisir. J’ai les fesses en feu, mais ce feu réveille une sensation dans le bas de mon ventre, une excitation qui se répand dans tout mon corps et me tourne la tête. De nouveau, elle passe une main tendre sur mes fesses rougies. Je soupire d’extase. Je la sens qui se relève, qui prend un nouvel accessoire derrière le fauteuil. Elle revient et pose son pied nu dans mon cou, sur mon collier, tout en tenant fermement ma laisse. Poussée et tirée tout à la fois, j’ai la tête immobilisée au plancher. Mon corps est tendu dans l’expectation de ce qui est encore à venir, mais en même temps, ainsi clouée au sol par le pied de ma Maîtresse, je me sens bien, je me sens possédée toute entière par elle. Soudain, je sursaute sous une nouvelle brûlure sur mes fesses. Ce n’est pas sa main, cette fois, qui m’a frappée, mais un objet de cuir, probablement une cravache. L’objet claque encore et encore sur mes fesses, de manière régulière et de plus en plus fort, constellant ma chair de petites plaques brûlantes, réveillant la douleur de la première fessée, l’amplifiant. J’ai le postérieur en feu et les larmes coulent d’elles-mêmes de mes yeux. Mais graduellement, la chaleur intolérable qui irradie sur ma chair envahit tout mon sexe, tout mon ventre, tout mon corps, et le plaisir croît en moi, issu de la douleur et du sentiment que je suis entièrement à la merci de ma Maîtresse, que je me laisserais tout faire jusqu’au bout par elle. Bientôt, je ne gémis plus de douleur, mais d’autre chose d’indéfinissable, quelque chose de bon. Je tends mes fesses vers les coups, mais ma Maîtresse pose sa main sur moi : « Je ne veux pas que tu bouges. » J’accueille les coups suivants dans l’immobilité, en gémissant d’anticipation, sentant tout mon sexe très humide. Ma Maîtresse s’arrête de nouveau et caresse mes fesses brûlantes, glisse sa main entre mes cuisses. « Hmmm, c’est bien, je vois que ma petite pute aime se faire rougir les fesses. Si tu savais comme tu es jolie, ainsi, offerte, complètement à moi. Mais je ne veux pas que tu jouisses, compris? Tu ne jouis que lorsque je le décide, si je le décide, c’est clair? » Je hoche la tête en murmurant un faible « Oui, Maîtresse » indiscernable. Ma Maîtresse retire son pied qu’elle avait toujours posé sur mon collier et va se placer derrière moi, entre mes jambes, sans jamais lâcher ma laisse. En la percevant si près de moi, je sens mon excitation croître et je geins dans mon bâillon. Elle utilise toujours sa cravache sur moi, mais les coups perdent en intensité. Ils changent de rythme et, graduellement de cible, à mesure que la cravache migre de mes fesses vers l’intérieur de mes cuisses, puis vers mes lèvres et mon sexe. Je gémis en sentant le cuir mordre ma chair tendre, mais je sais aussi que mon sexe est ruisselant. Mes jambes sont tremblantes et tout le bas de mon corps est parcouru de frissons, mais les coups continuent, et je sais qu’il faut que je contienne mon plaisir. Lorsque les coups cessent, la chaleur rayonne partout dans mon entrejambe, amplifiant mon désir. Je pousse une nouvelle plainte, étouffée par la boule qui emplit ma bouche. Ma Maîtresse met sa main entre mes cuisses et recueille mon eau, qu’elle répand sur ma chair enflammée. Mon sexe est si excité, mes lèvres et mon clitoris si gorgés de désir et en même temps si à vif, que le moindre effleurement m’est une torture. Le liquide rafraîchit à la fois ma peau et ravive la brûlure. Je soupire. Tout en continuant de passer ses doigts partout entre mes lèvres, dans mon vagin, sur mon clitoris, ma Maîtresse se penche vers moi et me dit : « Ça t’excite que je te colle la main au cul, hein? Tu aimerais jouir, n’est-ce pas, petite salope? » Je pleurniche une réponse étouffée, et elle ajoute : « Tu jouiras peut-être plus tard, mais je t’interdis de le faire maintenant. Elle se redresse un instant, et quand elle se penche de nouveau sur moi, je sens un objet pénétrer mon sexe, et je pousse un hoquet. Le godemiché me pénètre jusqu’à la garde et s’immobilise en moi, générant de nouvelles sensations. Tout en maintenant l’objet enfoncé dans mon vagin, ma Maîtresse s’allonge sur moi et, passant ses mains de chaque côté de mon corps, comprime chacun de mes mamelons entre deux pinces. Je sursaute et je frémis tandis que ses mains caressent mes seins sans ménagement. Toutes les terminaisons nerveuses de mon corps sont à vif, je suis attouchée, agressée, excitée de partout à la fois, mon désir est si grand en moi, mais l’interdit de jouir si profond. Je ne peux que gémir et gémir encore, entièrement abandonnée à toutes ces sensations qui me parcourent. Ma Maîtresse quitte mes seins et fait lentement glisser ses mains le long de mon corps pour enfin se saisir de mes hanches. Me tenant fermement, elle retire le godemiché jusqu’à ce qu’il soit juste à l’orée de mon vagin, puis l’y fait rentrer d’un coup. Je pousse un halètement en sentant l’objet frotter sur toute la surface de mon vagin. Sans retirer le godemiché, ma Maîtresse glisse une de ses mains de mes hanches à mes fesses, et se saisit du dilatateur, qu’elle pousse et remue en moi. Cette sensation est si intolérable et délicieuse ! Je me sens si excitée et impuissante ! Des larmes silencieuses coulent le long de mes joues, je bave dans mon bâillon. « Adorable soumise », dit ma Maîtresse, comme pour elle-même. Et cela, au lieu de calmer mon excitation sexuelle, vient la nourrir et l’exacerber. Me tenant de nouveau fermement par les hanches, elle fait ressortir le godemiché, puis l’enfonce de nouveau profondément mais cette fois en prenant tout son temps, et elle continue de me pénétrer lentement, sans se presser. Le bas de mon ventre est habité par une faim profonde, cela menace d’éclater à tout moment, mais je sais qu’il me faut me retenir, que ce corps ne m’appartient pas à moi mais à elle, et qu’elle seule peut décider du moment de me laisser jouir. Tout en me baisant à son rythme, ma Maîtresse s’adresse à moi, me dit combien elle aime m’avoir ainsi à sa merci, et me répète régulièrement qu’il ne faut pas que je jouisse. Moi, je ne fais que pousser des soupirs d’impuissance. « Petite pute, comme tu es excitée. Tu sais que tu es très jolie ainsi, la peau rougie par ma cravache et par le plaisir que je ne t’accorde pas? Dis-moi, est-ce que tu aimerais que je te laisse jouir? » Elle se penche de nouveau sur moi et détache mon bâillon. « Demande-le-moi, petite pute. Supplie-moi de laisser jouir mon beau jouet sexuel ! » Je déglutis douloureusement, la bouche et la gorge sèche. Puis je réussis à dire : « Je vous en prie, Maîtresse, laissez-moi avoir un orgasme ! – Et pourquoi devrais-je te laisser jouir, souise? – Parce que je suis une petite pute, Maîtresse, parviens-je à répondre. – Oh oui, tu es une petite pute, vraiment une vilaine petite pute. Mais tu n’es pas n’importe quelle pute, n’est-ce pas? – Non, Maîtresse, je suis votre petite pute, seulement vous pouvez décider de laisser jouir votre petite pute. Je vous en supplie, laissez-moi jouir, Maîtresse, s’il vous plaît ! – Je vais te laisser jouir bientôt. Mais je ne veux pas entendre un son, c’est clair? » Je gémis mon assentiment. Elle reprend ses mouvements de va-et-vient en moi, en me disant de ne pas jouir tant qu’elle ne m’en donnera pas la permission. Elle me pénètre d’abord avec des gestes lents, des gestes qui me mettent au supplice. Tout mon corps tremble et je sens mon sexe qui ruisselle, mais je garde en moi cette jouissance qui menace d’éclater. Graduellement, elle amplifie ses gestes, tout en m’ordonnant de ne pas jouir. Je suis désespérée, il me faut jouir, sinon je ne réponds plus de moi. Mais le tabou est trop grand, je ne peux le faire avant d’en avoir reçu l’ordre. Je geins sourdement, en prenant soin de ne pas laisser le son se former à l’extérieur de ma bouche. Ma Maîtresse continue de me baiser, de se frayer un chemin encore et encore dans mon sexe, en accélérant la cadence. Son ventre qui vient claquer contre mes fesses fait bouger le dilatateur et suscite des frissons dans mon cul, sur la paroi extérieure de mon vagin, dans tout mon ventre. « Je vais te laisser jouir, mais tu ne jouis pas avant que je te le dise, d’accord? » Je hoche la tête. Et toujours le godemiché qui va et vient en moi, les pinces qui compriment mes seins, le plug qui emplit mon cul, ma Maîtresse tout contre moi, dont la présence chaude et sensuelle m’excite tant, mon corps comme celui d’une pute dont on use et abuse. « Tu vas jouir bientôt, ariza, est-ce que tu peux faire cela pour moi? Est-ce que tu peux me montrer comment jouit une petite pute comme toi? » Je hoquette et halète. Quelques nouveaux coups de reins et : « Tu es bien près de jouir, hein, salope? Tu ne sais pas combien de temps encore tu pourras tenir. » Elle me pénètre encore et encore, et mes jambes menacent de céder sous moi, mon corps de s’écrouler sur le sol. « Maintenant, je veux que tu jouisses, au moment où je vais te le dire, tu vas jouir un grand coup, je veux que tu fasses cela pour moi. » Le godemiché entre et sort de mon corps, mon sexe est ouvert tout grand pour ma Maîtresse, mon ventre se liquéfie sous toutes les sensations qui m’habitent. Prestement, ma Maîtresse se penche pour enlever les pinces qui enserrent mes mamelons et, continuant de me pénétrer avec force, elle me dit : « Jouis, salope, jouis pour moi, jouis petite pute, je veux te voir venir sous mes yeux, allez, soumise, exécute-toi ! » Et à ce signal, mon corps ne se retient plus, je me laisse aller toute entière à cet ordre, j’abandonne toute réserve. Le désir, qui était prisonnier en moi, explose tout d’un coup, dans toutes les directions, l’orgasme éclate dans mon corps et je sens une eau couler de mon sexe. Et le plaisir dure, dure, sans défaillir, je reste là, planant sur ma jouissance, au plus haut de mon plaisir, durant un long moment, comme si cela n’allait jamais avoir de fin. Enfin, le plaisir s’estompe un peu, je réintègre mon corps, je reprends conscience du lieu où je me trouve. Ma Maîtresse est encore en moi, mais elle ne bouge plus et je sens son corps qui repose sur moi. Je suis fière, si fière de moi, si heureuse d’avoir été sa soumise, de lui avoir donné satisfaction. Je retombe mollement, toujours à quatre pattes et les poignets entravés, mais les jambes écartées et mon bassin touchant presque le sol. Ma Maîtresse finit par se redresser. Elle se penche vers le fauteuil et me détache les poignets et retire les menottes. Elle défait aussi les anneaux de cuir qui m’enserraient toujours les chevilles. Je roule sur le côté, le corps si mou, les poignets l’un contre l’autre comme s’ils étaient encore menottés. Elle me sourit et va prendre un pot de crème, puis elle s’assied derrière moi et entreprend d’en enduire mes fesses. Ses mains sont si chaudes et douces sur ma peau, je souris d’aise malgré la brûlure encore très présente. Lorsque mes fesses sont bien enduites d’onguent, ma Maîtresse se couche contre mon dos et passe son bras autour des miens. Elle appuie son visage dans mon dos et me murmure des paroles tendres. Je resterais ainsi dans ses bras toute ma vie ! Puis, tout en touchant délicatement au dilatateur qui se trouve encore en moi, elle me dit : « Nous allons le laisser en place. Qu’est-ce que tu en dis? Je pense quant à moi qu’il vaut mieux le garder rangé là, on ne sait jamais, il pourrait bientôt nous servir… » Mon sexe, que je croyais épuisé, se réveille légèrement, et je sens une nouvelle eau inonder mes lèvres, mais je ne dis rien, sachant que la décision ne m’appartient pas.
|
|
||
Toute reproduction interdite sans le
consentement de l'auteure.
zibeline ©2006